Secret school

67 images Created 24 Sep 2016

A Bali, une école du futur a poussé dans la jungle.


C’est le pari fou d’un bijoutier visionnaire, de transformer un morceau de terre volcanique en un temple de bambous pour célébrer une nouvelle façon d’apprendre et de vivre le monde.

Son succès est tel que des familles originaires des 4 coins du monde, décident de tout quitter pour vivre l’expérience de cette école hors du commun perdue dans la jungle de cette petite île de l’hémisphère sud. Un succès qui en moins de 8 ans réunis aujourd’hui plus de 400 étudiants et une cinquantaines d’enseignants de 45 pays.





Vue de ciel, protégée par le volcan Agung, on se demande quelle tribu habite ce village abrité de forêt et traversé par la rivière Ayung. Au centre, 3 dômes spectaculaires s’enroulent en spirales. C’est le coeur de l’école. Autour, rayonne d’autres toitures de palmes et de bambous reliées entres elles par des panneaux solaires et des jardins d’arbres de fruits et de légumes.

Cette ruche autonome d’un nouveau genre abrite des élèves de la maternelle au secondaire qui au rythme des gamelans (percutions traditionnelles balinaises) se forment, pour devenir les prochains pionniers et acteurs des enjeux environnementaux du 3°millénaire.



Célébrée par Jane Goodall, Ban Ki Moon, Gunter Pauli, l’école vient de taper dans l’oeil d’Alexandra Cousteau, qui la découvre comme beaucoup, en écoutant la prestigieuse TED (Technology, Entertainment, Design) conférence de son fondateur, John Hardy.



Mais l’école n’est qu’une portion d’un écosystème complexe, pensé et mené a terme par son fondateur. Elle fait parti intégrante d’un réseau qui intègre un centre de tri et de recyclage des déchets, une ferme organique, des jardins de permaculture, un complexe d’énergie solaire et hydraulique renouvelable, un bus qui marche au bio gaz, un atelier de conception et de transformation des bambous, un eco-village qui reçoit à l’année les volontaires et les étudiants, et son « green village » où flambent le long de la rivière, des maisons de bambous aux piscines vert-émeraudes.



A l’image du rêve de son fondateur; l’initiative, le respect, la créativité rythment l’apprentissage. Ici rien n’est laissé au hasard. Pendant que les enfants étudient dans des classes sans portes et sans fenêtres, jouent du yukulele, tapent sur de bambous, jardinent, se jouent des mathématiques et des sciences ou se préparent aux prochains match de football, les parents sont eux aussi sollicités. « On n’initie pas les enfants à prendre soin de la nature, sans sensibiliser les parents ! Quand c’est les enfants qui commencent à initier les parents, c’est que l’on a gagné ! » confie John Hardy.

Tous les mercredi matin, depuis sa demeure nichée au coeur du vert puissant et sculptural des étendues de riz, John embarque les familles dans une marche matinale qui a pour objectif de ramasser et de trier les plastiques qui envahissent chaque jour plus les campagnes balinaises.
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